Bénin 0 Mozambique 1 : La triste réalité du niveau approximatif des Ecureuils

La pelouse verte ne ment pas. Incapables devant leur public de simples contrôles, de protection de balle et de sentir les failles de l’adversaire pour les passes millimétrées qui cassent les lignes, avec de telles lacunes au niveau international, on ne peut rien espérer des Ecureuils engagés pour la qualification à la Can 2023. Conséquence, malgré les faveurs de l’arbitrage, les Ecureuils ont mordu hier, au stade Général Mathieu Kérékou, la poussière devant les Mambas. Sereins, techniquement au point, avec plus d’occasions de buts créés au cours des 90 minutes d’explication, seuls les dieux du stade auront empêché les hôtes des Ecureuils du Bénin de lui donner une bonne déculottée. D’ailleurs, le public sportif n’avait pas besoin de loupe pour voir sur le rectangle vert, la différence de niveau entre les deux équipes. Finalement, la défaite par 1 but à 0 n’est qu’un moindre mal. Le Bénin aurait gagné que la chansonnette du triomphalisme serait entonnée. Erreur ! Le football béninois a certes enregistré des victoires épisodiques mais, il reste à repenser et à reconstruire à la base.

Car, que peut-on attendre d’une équipe composée de joueurs majoritairement abonnés au banc de touche dans leur club, jouant avec les équipes réserves, dans des divisions inférieures ou qui trompent ceux qui veulent se faire tromper en s’expatriant dans des championnats non reconnus par la Fifa pour ne pas dire mineurs ou carrément inexistants ? Avec la prestation d’hier et ces deux défaites d’affilée, c’est la nature qui vient de donner raison à Michel Dussuyer. Le Bénin ne dispose pas encore d’un effectif et d’un staff technique capable d’impulser la bonne dynamique afin que nos champions produisent du jeu.

L’amateurisme s’est dévoilé !

A ce sujet et au regard de ce qu’ont produit hier les Ecureuils et des sous du contribuable jetés par la fenêtre, il est impérieux de situer les responsabilités. D’abord, les autorités du sport roi béninois ont péché en tergiversant dans la nomination d’un titulaire au poste d’entraîneur national. Sinon, si elles avaient pensé que Moussa Latoundji avait l’étoffe pour conduire le onze national, il n’aurait pas été nommé intérimaire. Mais, à vouloir voir toujours venir, on se retrouve sur le carreau. De toute façon, personne ne lancera la pierre à Moussa Latoundji puisqu’il ne s’est pas auto-nommé coach des Ecureuils du Bénin. Qu’il soit le fruit du clientélisme ou pas, le mal est déjà fait. La pilule est amère et la désillusion totale. Zéro point au compteur, dernier du groupe L derrière le Sénégal, le Mozambique et le Rwanda…

Voilà la triste réalité de l’amateurisme. A quelque chose malheur est bon. Après avoir perdu toute illusion, les inconditionnels supporteurs et surtout ces pseudos ‘‘agents de joueurs” qui opèrent dans l’ombre laisseront respirer les analystes sportifs les plus réalistes et moins sentimentalistes. Enfin, les Ecureuils sont renvoyés à leurs chères études. Dure est la chute. Mais, qui reconnaît ses erreurs peut toujours se relever. Espérons que les quatre prochains matchs donnent des gages des apprenants qui ont assimilé leurs leçons.

Source : Fraternité

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