Bernard de Clairvaux Toha Wontacien : Un évêque au parcours inspirant

Monseigneur Bernard de Clairvaux Toha Wontacien est le nouvel évêque de Djougou depuis le 12 février 2022. Il occupait les fonctions de supérieur provincial des Oblats de Saint François de Sales à Paris quand le Saint Père l’a appelé à cette haute fonction de l’Eglise. Il succède ainsi au premier évêque de Djougou, Monseigneur Paul Kouassivi VIEIRA, de vénérée mémoire.

CURRICULUM VITAE0000
Naissance : 20 août 1970 à Abomey-Calavi
Baptême : 9 janvier 1971
Profession Religieuse : 26 septembre 1998
Profession Perpétuelle : 11 décembre 2004
Ordination Sacerdotale : 22 juillet 2006 à Parakou

ETUDES SUPERIEURES

2021 :
Il obtient un diplôme en Philosophie (Studium Philosophicum, Prétoria)
2006 : Bachelor en Théologie sacrée (St John Vianney Seminary, Pretoria)
2006 : Diplôme en ministère pastoral (St John Vianney, Prétoria.)
2010 : Master-2 en management des Projets et Organisations (Instituts CERCO, Cotonou)
2014 : Master-2 en Théologie Biblique (UCAO/UUA, Abidjan)

MINISTÈRE

2006-2013 :
Chargé de la coordination de la pastorale sociale et de la gestion des projets de développement de l’Archidiocèse de Parakou (Caritas-BDBD) et des diocèses du Nord-Bénin (BIBD/BIBAD) Membre du Conseil Economique et du Conseil Presbytéral de l’Archidiocèse de Parakou.
2007-2013/2013-2018 : Formation (Maître des scholastiques) des Oblats de Saint François de Sales Province France/ l’Afrique de l’Ouest
2015-2018 : Conseiller Provincial Oblats de Saint François de Sales, Province France/ l’Afrique de l’Ouest
2019 : Supérieur Provincial Oblats de Saint François de Sales, Province France/ L’Afrique de l’Ouest

QUI EST Mgr. BERNARD TOHA ?

Vie familiale


Né le 20 août 1970 à Abomey-Calavi (Bénin), Bernard de Clairvaux TOHA est l’avant dernier d’une fratrie de quatre garçons (Joseph de Calasanz, Armand Emmanuel, Alain Rock Maurille, Pascal Stanislas Mawouklo) et quatre filles (Colette, Marie-Paule, Evelyne Rita de Cassia, Claudine) qui ont déjà toutes rejoint la maison éternelle. Il est baptisé le 9 janvier 1971 à la paroisse Saint-Antoine de Padoue d’Abomey-Calavi. II reçut sa première communion le 22 novembre 1981 à la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de Parakou ainsi que sa Confirmation le 17 juin 1984 à la paroisse Saint- Joseph de Parakou. Sa mère, Missikė Julienne AGUIAR de vénérée mémoire, était une femme très battante et combattante gestionnaire de plusieurs activités génératrices de revenus pour la famille ; et son père, Théophile TOHA, aussi de vénérée mémoire, était instituteur directeur d’école primaire. Alors que sa mère le quitta pour le ciel le 1er novembre 1987, son papa entra dans cette félicité céleste le 22 octobre 2006, exactement trois mois après son ordination sacerdotale.

Un jeune chrétien engagé

Bernard de Clairvaux a été façonné par divers mouvements d’action catholique au sein desquels il a milité pendant son enfance, son adolescence et sa jeunesse, avant son entrée en vie religieuse en septembre 1997. Au nombre de ces mouvements d’action catholique, on peut citer le scoutisme (1977-1987), enfant de chœur (1981-1985), chorale (1984-1988), lecteur (1984-1992), Jeunesse Estudiantine Catholique (1983-1987), Feu Nouveau (1987-1988) ; et le Mouvement des Focolari qui a été l’apothéose depuis 1986. Au sein du Mouvement des Focolari, il fut membre d’une unité Génération Nouvelle jusqu’à son entrée en vie religieuse en 1997. Il participe à plusieurs Mariapolis (rencontre internationale d’été de vie et de la mise en pratique de la parole de Dieu au quotidien) aussi bien en Afrique (Bobo Dioulasso au Burkina Faso, Ouidah au Bénin, Parakou au Bénin, Dédougou au Burkina Faso, Yamoussokro en Côte d’Ivoire, Pretoria en Afrique du Sud) qu’en Europe (Zwochau en Allemagne). Pendant ses études universitaires à l’Université Nationale du Bénin (UNB), l’unique université au Bénin à l’époque, il a été membre active de l’aumônerie universitaire Emmaüs. Ainsi, il fut successivement Responsable Chargé des Affaires Spirituelles (1993- 1995) et Président (1996-1997) de la cellule Emmaus de l’UNB.

Études

Fils d’instituteur, Bernard de Clairvaux TOHA commence ses études primaires en 1975 à l’école catholique de Pahou au sud Bénin avant de poursuivre à l’école primaire publique Wansirou à Parakou au Nord-Bénin où était affecté son père comme deuxième directeur de l’école naissante en remplacement de son prédécesseur Théophile DJENGUE. Il réussit à son CEP en 1980 et est scolarisé au Lycée Mathieu Bouké de Parakou où il connut assez de difficultés. Un court séjour au Collège d’Enseignement Moyen Général 2 (CEMG2) déclenchera le miracle du succès et lui indiquera l’étoile à suivre comme les mages jadis. Au CEMG2, il obtint son Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) en 1988 avant de revenir poursuivre les classes de Seconde C et Première C au Lycée Mathieu Bouké de Parakou. Jeune homme de vision, sachant qu’il n’a pas bénéficié d’une bonne formation en Physique et Chimie dans les classes de Seconde et Première, avec la bénédiction et le soutien de ses professeurs de Mathématiques et Biologie, il demande et obtint de l’administration du lycée, le passage en Terminale D au lieu de la Terminale C normalement. En 1992, il obtint brillamment le baccalauréat série D pour ainsi mettre le cap sur l’université nationale du Bénin ou il s’inscrit à la Faculté des Sciences et Techniques, dans le département de la Chimie-Biologie-Géologie (CBG). Pour sa licence, il choisit les Sciences Naturelles, Option Géologie. Il finit ses études universitaires en 1997 avec un Master (Maitrise) ès-Sciences Naturelles, Option Géologie. Parallèlement à ses études universitaires, il prend des cours d’initiation à l’outil informatique qui commençait par faire son entrée dans la réalité béninoise.

Pendant sa dernière année d’études universitaires, il commença exceptionnellement en régime d’externat, sa formation initiale à la vie religieuse (année Postulat). Il fit son entrée au Noviciat des Oblats de Saint-Francois de Sales le 11 septembre 1997 ensemble avec deux autres jeunes chercheurs de Dieu comme lui – aujourd’hui, les pères Guillaume Amoussou KAMBOUNON, conseiller général, et Symphorien Noudéhou GBAGUIDI, conseiller provincial, et maître des scolastiques (religieux en études philosophiques et théologiques). Le 26 septembre 1998, il fit sa première profession religieuse dans les mains du Supérieur Général (Révérend Père Lewis FIORELLI) en visite canonique au Bénin à Parakou. C’est alors qu’il fut envoyé à Pretoria en Afrique du Sud pour les études philosophiques et théologiques. Il suit celles-ci respectivement au Sutudium Philosophicum des Franciscains à Pretoria, puis au grand séminaire Saint John Vianney de Pretoria. Au terme de ses études, il obtint le baccalauréat théologique avec la mention Cum Laude Probatus. Parallèlement à la philosophie et la théologie, il obtint un diplôme en Latin auprès de l’université de l’Afrique du Sud (UNISA – University of South Africa) et un autre diplôme en Pastorale (Pastoral Ministry) auprès du séminaire Saint John Vianney. Ordonné prêtre le 22 juillet 2006, il poursuit dès qu’il y a possibilité, diverses et très variées études en même temps qu’il reste fidèle, efficace, efficient atteignant de très bons résultats dans le ministère ordinaire à lui confié.

Il eut ainsi la chance de faire un Master en Management des Projets et Organisations, une Licence en Anglais (qu’il abandonna à la fin de la deuxième année pour répondre à une nouvelle nomination dans un autre pays) et un Master (licence canonique) en Théologie Biblique à l’université catholique d’Afrique de l’Ouest – UCAO. Alors qu’il a pu valider toutes les unités d’enseignement dans le cadre de ce dernier Master, il n’a pas eu le temps nécessaire pour présenter et soutenir son mémoire.

Vocation et Vie religieuse

Bernard de Clairvaux a la chance d’être issue d’une famille catholique, ancrée dans la foi vivante et active. Moulu d’une grande culture, étant enseignant, papa Théophile a su inculquer à ces enfants ses valeurs. Bernard de Clairvaux a su profiter de ses valeurs comme ces autres frères et sœurs. Intelligent et assoiffé de connaissance, il s’est toujours pris au sérieux pour ses études et sur tout son parcours, ses résultats prouvent ses efforts et son désir de bien faire. Du cours d’initiation à l’université de Calavi, Bernard de Clairvaux a été consciencieux et déterminé, reflétant ainsi l’exigence de son papa pour le travail consciencieux et bien fait. Bernard de Clairvaux TOHA a su être à l’écoute de ses parents, qui sont des amis de Dieu. Dieu était au centre de leur vie et ainsi leur devoir de transmettre la foi aux enfants a été bien accompli. Les fruits en témoignent : des quatre garçons, deux sont sortis serviteurs de Dieu (l’Abbé Joseph TOHA du diocèse d’Abomey et Mgr Bernard, Oblat de Saint François de Sales et évêque de Djougou), De Saint Joseph à Marie Auxiliatrice, papa TOHA a été un membre actif, un laïc engagé dans ces deux communautés paroissiales qu’il a successivement fréquentées pendant sa vie à Parakou.

L’engagement chrétien

Bernard de Clairvaux TOHA a su emboiter le pas à son feu père en militant dans plusieurs mouvements comme le scoutisme, enfants de chœur, chorale, lecteur, JEC nouveau et Focolari. N’est-ce pas là des mouvements qui lui ont permis d’affermir sa foi et son sens du don de soi au service de Dieu ? Encore jeune lycéen, Bernard de Clairvaux va sentir le désir de se consacrer au Seigneur. Comme il a coutume de le dire, « j’ai beaucoup hésité ». Il se fera accompagner par des personnes averties comme Mgr Nestor Assogba de vénérée mémoire qui l’aideront à choisir en toute liberté de répondre à l’appel du Seigneur. Convaincu de sa foi et de sa vocation non sans hésitation, il a émis son désir de devenir religieux- prêtre chez les Oblats de Saint François de Sales. Ce choix n’est pas l’effet du hasard, car, le chercheur déterminé de Dieu qu’est l’homme a eu le temps de se laisser séduire par le zèle missionnaire de trois religieux Oblats de Saint François de Sales (Henri Malidin, Jean- Luc Leroux et Stéphane Raux) dont il appréciait la présence pastorale auprès des jeunes, et des pauvres. II va choisir d’aller vivre l’eucharistie matinale dans leur communauté située à quelques mètres de sa maison familiale. Il décide d’exprimer son désir de devenir oblats de Saint François de Sales au Père Jean-Luc LEROUX qui va accueillir ce désir tout en lui exprimant l’impossibilité de sa réalisation car pour ces missionnaires, I’heure n’était pas encore à l’accueil des vocations. Bernard prend patience et demeure en relation avec le Père Jean-Luc tout en poursuivant ses études universitaires. Signalons que son père et son frère ainé Joseph n’épousaient pas cette vocation religieuse : mais ce fut sans compter avec l’Esprit-Saint qui a fini par les convaincre et le temps nous en donne la confirmation. Après une année de postulat en régime d’externat, il a rejoint ses futurs confrères de promotion Guillaume KAMBOUNON et Symphorien GBAGUIDI avec qui il fit son entrée au noviciat le 11 septembre 1997. Ils feront ensemble leur profession religieuse (temporaire) le 20 septembre 1998 et la profession perpétuelle le 11 décembre 2004 à Pretoria en Afrique du Sud où Bernard a fait une riche expérience de vie communautaire et d’apprentissage de l’interculturalité. De son aspiranat, à son ordination sacerdotale, Bernard de Clairvaux s’est laissé façonner par le Seigneur à travers ces différents formateurs. Au séminaire Saint John Mary Vianney de Prétoria, où ses collègues étudiants cherchaient à avoir juste la moyenne, Mgr Bernard réclamait toujours même s’il avait 19/20. Ses qualités intellectuelles lui ont permis bien qu’étant séminariste, d’être enseignant, professeur de Latin. L’autre le dirait si bien, cette valeur est dans le sang. On ne peut que rendre gloire à Dieu. Le 10 septembre 2005, Bernard de Clairvaux TOHA est ordonné diacre, dans l’archidiocèse de Pretoria par S. E. Mgr Georges DANIEL pour le compte de la congrégation des Oblats de Saint-François de Sales. L’année suivante, il sera ordonné prêtre le 22 juillet 2006 à Parakou par S. E. Mgr Fidèle AGBATCHI, pour le compte de la congrégation des Oblats de Saint-François de Sales. Affecté dans la communauté mère à Okédama avec ses deux confrères de promotion, il va y vivre jusqu’en 2013. Après un premier ministère comme prêtre chargé de la coordination de la pastorale sociale de l’archidiocèse de Parakou (2006-2013), il est appelé à fonder une maison de formation à Abidjan en Côte d’Ivoire où il assure la responsabilité de Maitre des scolastiques (étudiants en cycle de philosophie et de théologie) de 2013 à 2018). Depuis son ordination presbytérale, il a été économe régional, conseiller provincial, traducteur officiel (anglais -Français). Novembre 2018, il est élu par ses confrères pour assurer la responsabilité de supérieur provincial de la province de France Afrique de l’Ouest ; charge qu’il va assurer dans un esprit de recherche de la communion et de la fraternité prophétique. Sur son parcours pastoral, il a toujours montré la détermination de bien faire et la transparence. De la Caritas BDBD/BIBD au scolasticat à Abidjan et au poste de supérieur provincial, il a aiguisé le sens de l’écoute, la compassion, la recherche et la détermination du bien commun. Bernard de Clairvaux se bat toujours contre l’injustice ; il œuvre en faveur des pauvres, des petits, des orphelins et veuves. De par sa devise épiscopale, « Je me suis fait tout à tous pour en sauver quelques-uns » (1Co 9,22), Mgr Bernard, vient rassembler le troupeau qui lui est confié et marcher ensemble avec lui.
Textes tirés de LAABARI, Bulletin d’information et de formation de l’Eglise-Famille de Djougou

Source : Fraternité

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