Brahim Ghali fait économie de vérité

Le Chef du Front Polisario a accordé une interview au journal El Mundo depuis les camps de Tindouf. Brahim Ghali n’a pas voulu se prononcer sur certaines questions du journal.

Suite à la déclaration de l’Espagne relative à son soutien au plan d’autonomie marocain sur le Sahara, le Chef du Front Polisario s’est prononcé sur quelques sujets dans le journal espagnol El Mundo. Sur le changement de la position de l’Espagne, le séparatiste a affirmé : « ils nous ont abandonnés à notre sort en 1975 et 47 ans plus tard, ils répètent la même chose. Malgré tout, le peuple sahraoui a résisté et continuera de résister jusqu’à ce qu’il impose ses droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance ».

L’hospitalisation de Brahim Ghali à l’hôpital Logrono en avril 2021 en Espagne avait déclenché une crise diplomatique entre Madrid et Rabat. Questionné, il n’a pas voulu se prononcer sur le sujet. A l’en croire, c’est une question « purement humanitaire qui se mêle aux relations bilatérales entre deux pays ».

Le Maroc propose une autonomie sous sa souveraineté alors que le Front Polisario réclame un référendum d’autodétermination.

Brahim Ghali soutient qu’il « n’y a que le Sahara occidental dans le cadre de la légalité internationale ».

Selon le journal El Mundo, le leader du mouvement indépendantiste sahraoui n’a pu répondre à trois questions sur les 22 qui lui ont été posées.

« En mai de l’année dernière, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est demandé si l’Espagne était prête à sacrifier sa relation bilatérale pour vous, avec ce geste qu’elle a eu en vous hospitalisant pour vous soigner du Covid. Selon vous, que s’est-il passé pour que la position marocaine ait fait changer d’avis Sánchez ? », a demandé le journal. Cette question est restée sans réponse.

En juin 2021, Brahim Ghali a comparu devant la justice espagnole pour torture, génocide, assassinat, terrorisme. Plusieurs organisations ont aussi dénoncé l’exploitation des enfants soldats par le Polisario. Brahim Ghali a choisi de ne pas se prononcer sur ces accusations.

La dernière question sans réponse est relative à la réaction du Polisario après la nouvelle position de l’Espagne.

Le journal cherchait à savoir si « ce changement de position du gouvernement espagnol pourrait-il amener les Sahraouis du Front Polisario à envisager à nouveau d’agir contre les intérêts espagnols, comme cela s’est produit dans les années 70 avec des enlèvements ou des mitraillages de bateaux ? ». Face à ces questions qui fâchent, le Chef du Front Polisario a préféré garder le silence.

Brahim Ghali a évité de répondre à la question sur la possibilité de voir le polisario s’attaquer aux intérêts espagnols (comme dans les années 70) en réponse au changement de position du pays sur la question du Sahara marocain.

Ce n’est que n’est plus ni moins une fuite en avant du séparatiste. Brahim Ghali a fait simplement économie de vérité.

Source : 24 Heures au Bénin

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