Concours à la justice/Rejet de dossier pour défaut d’équivalence : Des Béninois diplômés de la France crient à l’injustice

Plusieurs Béninois détenteurs des diplômes obtenus dans les universités en France n’ont pu prendre part au dernier concours de recrutement dans le secteur de la justice. Ces derniers ont simplement vu leur dossier rejeté au dernier moment. Et pour cause, le défaut d’équivalence de leurs diplômes obtenus en France. Dans un message parvenu à notre rédaction, ces derniers expriment leur frustration, désarroi et dénoncent une injustice à leur endroit. En effet, selon l’arrêté portant équivalence des diplômes obtenus hors du territoire national, tout diplôme obtenu à l’étranger doit être authentifié avant d’être admis en équivalence à un diplôme béninois. Une règle à laquelle ces citoyens béninois n’ont pas dérobé en soumettant leur diplôme au processus d’équivalence après avoir obtenu l’authenticité. Malheureusement, la Commission nationale d’étude des équivalences de diplômes (Cneed), souvent accusée de lenteur dans le traitement des dossiers, a une fois encore causé du tort à des diplômés béninois ayant pris le vol à leurs propres frais pour venir prendre part au concours. « Nos dossiers ont été rejetés pour défaut d’équivalence. D’autres parmi nous ont déposé leur dossier d’équivalence depuis plus de cinq mois sauf que la Direction en charge de l’équivalence nous a dit clairement que la Commission siège une fois par an et au plus deux fois », se désolent-ils. Seulement que l’arrêté portant règlement intérieur de la Commission nationale d’étude des équivalences des diplômes précise en son article 19 que la plénière de la Commission se réunit tous les quatre mois en session ordinaire sur convocation de son président. Et le comble, l’article précise “Toutefois, elle peut en cas de nécessité être convoquée en session extraordinaire par son président“. Dans le cas d’espèce où la session ordinaire ne peut se tenir, n’y a-t-il pas urgence de convoquer une session extraordinaire encore que des demandes d’équivalence auraient été formulées depuis cinq mois ? Et donc, malgré toutes les démarches menées par ces derniers, aucune mesure n’a été prise pour leur permettre de composer dans le cadre dudit concours. Ces derniers se disent très déçus et crient à l’injustice. L’Etat étant garant de l’égalité des chances des citoyens au concours de recrutement à la fonction publique, le gouvernement de la Rupture devra prendre ses responsabilités dans ce cas précis.

M.M

Au quotidien

juillet 2020
L M M J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Archives