Dialogue politique: Ce que les participants ont retenu après leurs travaux

Plus de peur que de mal, pourrait-on dire à la lecture des recommandations issues du dialogue politique qui a pris fin, samedi 12 octobre à Cotonou. Il n’y a eu ni déluge, ni crash, mais une série de propositions adressées au chef de l’Etat.

Les éléments de consensus qui résultent des travaux du dialogue politique et présentés par le premier rapporteur des travaux se rapportent à plusieurs préoccupations politiques héritées de la crise qui a vu le jour autour de la réforme du système politique et de l’organisation des élections législatives d’avril dernier. Le premier a trait au toilettage de la Charte des partis politiques et au Code électoral, dans l’optique de favoriser la participation de tous au processus. Sur ce point, le rôle du ministère de l’Intérieur a été mis en relief et les délégués ont suggéré que sa partition se réduise à un « un rôle administratif ». Aussi, ont-ils retenu que seuls les candidats soient tenus responsables de leur faute, plutôt que les partis. Unanimes sur le renforcement du système partisan, les délégués au dialogue ont souhaité que cela se fasse dans l’équité et dans la représentation.

Ces délégués ont aussi critiqué le rôle de l’argent dans les élections et déploré le coût excessif des élections. Ils penchent à l’avenir pour des élections générales pour éviter que chaque mandat quinquennal injecte environ 40 milliards dans l’organisation des élections. Il faut accélérer le vote de la loi sur le financement des partis politiques et permettre, à travers des mesures, l’inscription dans la prochaine loi des finances la mesure rendant éligible les huit partis présents au dialogue d’un accompagnement financier de l’Etat. Autre point retenu dans ce cadre, l’amélioration de la représentation des femmes, de même que la révision du statut de l’opposition pour le renforcement du modèle démocratique.

« Des demandes particulières » ont été également adressées au chef de l’Etat. Elles se résument en 18 points, a dévoilé le rapporteur Victor Topanou sans les énoncer tous. Il précise par ailleurs que ceux qui ont formulé ces demandes « sont conscients qu’ils n’ont aucune exigence à adresser » au président de la République. On retient que ces points concernent entre autres des élections générales anticipées en 2020 ou 2021, une libération de certains prisonniers impliqués dans la crise électorale, l’abandon des poursuites contre certaines personnalités…

Somme toute, ce dialogue était une occasion pour les parties extraparlementaires de se prononcer sur la vie politique du pays et se termine si vite, regrette-t-il.

Au quotidien

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