Encombrement des locaux de la Police républicaine par les véhicules en fourrière : Des alternatives d’assainissement avant la vente aux enchères

La vente des véhicules et d’autres biens mis en fourrière par la police et qui encombrent leurs lieux de travail a reçu l’avis favorable du gouvernement en conseil des ministres de ce mercredi 8 juin 2022. C’est une recommandation issue du rapport de la commission mise en place pour l’opération. D’autres alternatives à mettre en œuvre en amont avant la vente aux enchères semblent aussi loisibles.

« Des conclusions du rapport, il ressort qu’il faille procéder, par voie de justice, à la vente desdits véhicules ». C’est la recommandation qu’a faite la commission mise en place pour l’anssainissement des enceintes des unités de la Police républicaine encombrés par les véhicules en fourrière. S’il est vrai que la commission a, dans son rapport, fait une recommandation de vente aux enchères des véhicules et autres biens en fourrière, il n’en demeure pas moins que les lieux de travail des hommes en uniforme sont remplis des véhicules délaissés par leurs propriétaires. Selon le relevé du Conseil, les travaux de la commission ont permis de recenser 26.196 véhicules et autres objets mobiliers qui jonchent les enceintes des unités de police. Il s’agit en détail de : 4313 véhicules dont 3745 à deux roues, 34 à trois roues et 534 à quatre roues. De ceux-ci, sont dénombrés 6031 véhicules dont 5638 à deux roues, 15 à trois roues et 378 à quatre roues, objet de procédures judiciaires en cours ou déjà clôturées. 4581 véhicules dont 4398 à deux roues, 14 à trois roues et 169 à quatre roues faisant l’objet de vente aux enchères publiques entamée en font partie. 2393 véhicules dont 2288 à deux roues, 19 à trois roues et 86 à quatre roues ne faisant l’objet d’aucune procédure y sont aussi recensés. 353 véhicules dont 344 à deux roues et 9 à quatre roues ont été mis en fourrière. « A tout cela s’ajoute un nombre non négligeable de véhicules hors d’usage et de biens meubles de toute nature appartenant à l’ex Gendarmerie nationale et à l’ex Police nationale », précise le relevé du Conseil.

Recouvrer les amendes et assainir les unités de la police

Si ce nombre considérable de véhicules et bien mobiliers en fourrière encombrent les lieux de travail de la Police Républicaine, il est urgent pour la commission de penser à l’assainissement des unités de la Police Républicaine. Selon le compte rendu du Conseil, il ressort des conclusions du rapport que c’est en vue de mettre un terme à l’encombrement des lieux de travail de la Police Républicaine et de recouvrer les frais de fourrière et des amendes que la vente aux enchères a été recommandée. Laquelle recommandation dont la mise en œuvre a reçu l’avis favorable du Conseil. S’il est convenable de mettre fin à l’encombrement des unités de la Police Républicaine en procédant à la vente aux enchères des véhicules en fourrière, il n’en demeure pas moins qu’en amont, des mesures pourraient être prises pour éviter l’encombrement de cette envergure aux lieux de travail des Forces de défense et de sécurité. Il serait appréciable de proposer un prix forfaitaire à ceux qui sont concernés par les cas de fourrière et des amendes. Il n’est pas un secret que souvent ces cas impliquent ceux qui sont confrontés à des difficultés financières et aux problèmes des originaux de pièces des véhicules alors que des véhicules de vieille date retapés, voire revendus, se trouvent dans des situations de fourrière. Et les propriétaires n’ont d’autre choix que de les abandonner. Il serait aussi judicieux, en cas de non-existence des pièces originales, que des dispositions appropriées soient mises en place pour refaire de nouveaux papiers à des prix raisonnables. Aussi, l’idéal aurait voulu que des propriétaires soient rappelés et qu’une somme raisonnable leur soit exigée afin qu’ils libèrent les lieux de leurs véhicules ou de leurs biens. Lors de la vente aux enchères, ce sont de modiques sommes qui sont proposées. Des prix approximatifs pourraient être proposés à temps aux propriétaires des véhicules et biens mobiliers en fourrière et le problème de l’encombrement serait sans doute atténué. En somme, il y a assez de pistes de solutions à explorer afin qu’on n’en arrive pas à cette extrémité de vente aux enchères des engins qui encombrent les commissariats.
Fidégnon HOUEDOHOUN (Stag)

Source : Fraternité

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