Gestion de la culture, du tourisme et des arts au Bénin: Le prisme de Jacques Aguia Daho

Le Directeur adjoint de cabinet du ministère du tourisme, de la culture et des arts (Mtca), Jacques AGuia Daho, a passé en revue sur la chaîne de radio Tokpa, les grandes réformes structurelles mises en œuvre dans le secteur du tourisme, de la culture et des arts et qui doivent précéder tout investissement. C’était dimanche 06 septembre 2020.

 

 «Le tourisme de développement contributeur du Pib intérieur et créateur d’emplois et de richesses dont a rêvé le président Patrice Talon, se construit avec méthode et détermination. Chaque Béninois s’en convainc chaque jour davantage et se trouve mieux situé » examine Jacques Aguia Daho dès l’entame de l’émission.  Tel un coaching nécessaire à faire sur une femme en état avant l’accouchement, les réformes apparaissent plus que nécessaires pour parvenir à un secteur bien structuré et le directeur adjoint de cabinet salue l’unanimité qui se fait aujourd’hui autour de cette réalité. « Aujourd’hui, tout le monde se plaît à dire qu’on a pu entretenir cette dynamique engagée depuis 2016. On n’a plus besoin d’aller loin quel que soit là où on se trouve… pour voir de façon perceptible, les réalisations qui sont engagées. C’est à l’aune de cette visibilité que nous apprécions aujourd’hui l’an 1 passé pour accompagner le Gouvernement. » Loin du messianisme et du culte de personnalité,  l’exercice de ce dimanche a permis de faire la lumière sur ce qui est fait dans le secteur depuis un an. En effet, Jean Michel Abimbola s’est montré dynamique et déterminé à mettre en œuvre la vision du président Patrice Talon. Avant son arrivée, a rappelé l’invité de Franck Agbégninou et Sena Léa Glaglo, on était encore à l’étape des études profondes et structurées. Mais les Béninois voulaient toucher du bout des doigts le concret. Il fallait donc donner un coup d’accélérateur à tous ces chantiers qui étaient les points d’attention et les résultats que les Béninois attendaient. De la Pendjari à Ouidah en passant par la Route des Tata qui est un nouveau circuit touristique, la dynamique autour des sites touristiques de Ouidah et la cité lacustre de Ganvié dont le projet au-delà de la construction des habitats témoins, vise à réinventer cette Venise de l’Afrique avec l’assainissement du cadre de vie, la construction des infrastructures sociocommunautaires et bien d’autres.

Parlant de Ouidah, ce pôle touristique très stratégique, Jacques Aguia Daho a fait remarquer que le gouvernement du président Talon pour la méthode qu’on lui connaît, ne pouvait pas se lancer sur ce vaste chantier “de façon accidentelle.” Il y a vraiment une mise en chantier de Ouidah au plan touristique, a-t-il juré. La maison du Brésil autrefois en ruine, le Fort Portugais, la route de l’esclave, la place aux enchères, le complexe de la Marina avec l’arène Vodoun, le bâteau négrier, la place du souvenir et tout ce qui a rapport à l’esclavage, plus rien n’est dans les ordinateurs, tout se déroule sur le terrain et les premiers coups d’exécution physique ont commencé a t-il martelé. Sous la pression du Ministre, des équipes sont mobilisées de façon permanente et chaque partie a un mandat en termes de résultats à atteindre, a-t-il ajouté. Le ministre Abimbola est venu pour donner un coup d’accélérateur et « quand vous rentrez dans une étape où le dernier bout est celui de la visibilité, vous n’avez plus le temps pour personne.” a souligné le Dac Aguia Daho.  On retient également de son intervention qu’au niveau du secteur du tourisme, le ministère s’active pour la réalisation de la nomenclature des métiers touristiques avec l’appui des acteurs du secteur privé et la mise en place du compte satellite du tourisme avec une convention avec l’Omt.

 

La culture et les arts à l’ère de la Rupture

Les réformes pertinentes qui singularisent le régime de la Rupture et mises en œuvre courageusement n’ont pas épargné le secteur de la culture et des arts. Initiées suite à un diagnostic profond des maux dans tous les secteurs vitaux de la vie socio-économique, elles visent à insuffler une dynamique nouvelle au développement de notre pays. Et dans les secteurs de la culture et des arts, plusieurs chantiers ont été ouverts pour changer le visage de ces secteurs et pour le bien-être de leurs acteurs. Sur les ondes de la Radio Tokpa ce dimanche, le représentant du cabinet du ministre Abimbola a souligné le  financement public de la culture dont le mécanisme a subi de profondes mutations. Ceci a permis de mettre fin au clientélisme et au copinage qui y régnaient. L’institution a connu un véritable changement au niveau de sa nature et son objet pour parvenir à son autonomie, nécessaire pour sa dépolitisation. Ensuite, le projet de bonification qui accompagne la création et la promotion des industries culturelles ; la restructuration du Ministère et les  grandes avancées notées dans le cadre de la restitution des biens culturels se trouvant en France.

 

Germain D. (Coll.)

Source : Matin Libre

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