La « gratt’itude », ou l’art passe-partout de la carte à gratter

Les pratiques relatives aux cartes à gratter sont multiples : elles sont extrêmement populaires, autant dans les jeux de hasard, que dans les arts graphiques.

Certains secteurs du marketing les développent comme des jeux-surprises qu’on offre à ses amis, pour leur dévoiler une part insoupçonnée de la relation qui nous lie à eux.

Mais, depuis l’informatisation, des sites de casino en ligne, comme PariDirect}}, licencié au Congo-Brazzaville, offrent accès à toute une gamme de jeux de grattage et étend ses expériences-utilisateur pour le plus grand bénéfice des joueurs.

La Bohémienne, seule à pouvoir dire l’avenir ?

Avant d’être un simple jeu, les cartes appartiennent, en parallèle, aux arts lointains de la divination. Elle a bâti sa réputation chez les Romains, par exemple, l’oracle lisant dans les entrailles d’animaux sacrifiés.

L’existence de diseuses de bonne aventure est attestée dans l’ancien empire romain d’Orient ou empire byzantin (du 4ᵉ au 15ᵉ siècle). On les associe, dès les premiers temps, à la secte des Atsinganos (d’où découle le terme tzigane), apparue en Thrace (sud de la Bulgarie), de foi chrétienne orthodoxe, dotés de rites originaux.

Les Roms sont un peuple indien associé, par les méandres de l’histoire, à ce premier groupe bulgare. Ceux-ci étaient alors les maîtres des arts divinatoires à destination des non-Gitans. La cartomancie n’est qu’une facette de leur talent à bluffer les crédules ou à redonner l’espérance à ceux qui l’ont perdue.

Le grattage introduit le hasard dans l’informatique

Alors que la divination remonte à l’antiquité est-méditerranéenne, on en perd longtemps le fil, peut-être à cause de la propension de l’Église à brûler les sorcières ?
Les jeux de grattage sont parmi les plus récents, dans la gamme des jeux d’argent et de hasard.

Les premiers tickets à gratter font leur apparition à Boston en 1974, sous la surveillance scientifique de l’ingénieur John Koza et d’un commerçant de détail, Daniel Bower. C’est, sans doute, une des premières fois que ces ingénieux amateurs des caprices du hasard associent leurs jeux à l’informatisation naissante !

Si, au départ, la carte évoque sa mystérieuse et insondable liseuse exotique, à l’ère moderne, on veut en calculer les occurrences et en garantir la justesse. Rappelons, cependant, qu’un Générateur de Nombres Aléatoires doit plutôt sa fiabilité à des phénomènes physiques (bruits thermiques ou effets photoélectriques) qu’à des capacités informatiques.

Le jeu de grattage de Koza et Bower est un jeu de loterie à tirage instantané généré par ordinateur. Cela suppose qu’on adhère à la mythologie postmoderne de l’infaillibilité de la machine, plus impartiale que les trucages et ruses de la main de l’homme, expert en manipulation !

Retour à la poudre magique avec l’aluminium

Treize ans plus tard (chiffre porte-bonheur ?), en 1987, Astro-Med fait breveter le premier ticket à gratter dont la surface est recouverte de poudre d’aluminium : il faut alors patiemment la faire disparaître à l’aide d’une pièce pour connaître le résultat de notre grattage. Les magiciens et bonimenteurs de toutes les époques ont fait usage de toutes sortes de « poudres de Perlimpinpin » ou de « poudre aux yeux » pour illusionner les esprits qui les écoutaient. Cette fois, on a près d’une chance sur trois ou quatre de décrocher une récompense.

Tirage ou grattage, lequel offre les meilleures chances ?

La règle générale à retenir serait que les jeux de grattage offrent plus d’occasions de gagner, mais pour des résultats inférieurs aux jeux de tirage. Selon certains sites d’information, le Mega-Mots Croisés apporterait un pourcentage de chances plus élevé que ses concurrents, avec 34%, contre 32, 8 au tirage « Amigo ».

La chance de gratter le bon numéro s’invite en ligne

Comme on peut le faire, à intervalles réguliers, en entrant dans un bureau de tabac, il nous faudra gratter jusqu’à trois numéros, en espérant que la plupart, sinon tous, correspond pour décrocher une éventualité de Jackpot ! On peut pratiquer le grattage pour se distraire et sans trop y prêter attention, en tout cas sans « addiction », juste pour le plaisir.

Le même phénomène se produit, à présent, sur la toile, où des milliers, si ce ne sont des millions d’internautes se livrent au grattage, à l’aide de la souris, de toutes sortes de cartes virtuelles, qui ne tarderont pas à leur révéler la magie qu’elles dissimulaient pour attiser leur curiosité.

Les scratch games représentent une partie lucrative des revenus des casinos en ligne. C’est un jeu simple et rapide, et le nombre de cartes à gratter, contrairement à la vie réelle, peut apparaître infini. Pourquoi se priver ?

Source : Fraternité

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