La promotion artistique via le digital en débat au FInAB

Comment aider les artistes béninois à mieux vivre de leur œuvres à l’ère du digital, c’est la problématique principal abordée au cours d’une conférence débat samedi 18 février 2023 au Festival international des arts du Bénin (FInAB). Artistes, promoteurs et divers acteurs culturels ont pris part aux échanges sur le thème « Le Bénin dans l »écosystème du digital africain ».

Nombre d’artistes au Bénin ignorent les possibilités qu’offre le digital en matière de visibilité, et le gain économique. Une conférence débat au FInAB a permis de faire la lumière sur la question samedi 18 février 2023. Sur le sujet, le directeur général du Bureau béninois de droit d’auteur (BUBEDRA) a évoqué les défis. Le premier a trait au travail d’investissement structurel dans le pays pour faciliter l’accès à un coût réduit de l’internet, et déjà réalisé par le gouvernement à travers le déploiement dans les grandes villes, de la fibre optique. Le plus grand défi à en croire Eugène Aballo, reste la possibilité de « porter l’identité culturelle_la musique béninoise ou toute autre production littéraire _ à pouvoir tirer un bien économique. Un grand défi qui se décline selon lui, en terme de structuration de marché, de modèle économique, de plan d’affaire, de rentabilité, de formation, et de dispositif sur le plan normatif ainsi que l’appui technique et d’accompagnement.

Pour sa part, Éric Agondjihossou, promoteur d’une plateforme de promotion digitale des artistes au Bénin observe que les artistes béninois ont du mal à exposer leurs leur musique. Le taux de pénétration d’internet à l’en croire, tourne autour de 14 et 16%. Présent sur la sphère musicale depuis environ 05 ans, il s’était donné comme défi, de sensibiliser les artistes et leur montrer l’importance et les avantages pour eux d’utiliser le digital pour leur carrière. Le plus gros défi à l’en croire, reste à appréhender certains artistes qui ignorent encore l’impact que le digital pourrait avoir sur leur carrière.

Les problèmes liés aux textes ainsi que les difficultés inhérentes à la promotion culturelle pour l’essor d’une « économie culturelle » au Bénin, ont été débattus au cours des échanges modérés par Franck Kacou, directeur général de Universel music Africa. Le Black music industry, nouveau label de promotion des œuvres artistiques du groupe Empire, a été officiellement lancé au terme de la conférence débat.

A propos de Black music industry

Black music industry selon son directeur général, sera spécialisé dans la production audiovisuelle, l’édition musicale, la diffusion, le management artistique, les résidences etc. Il s’agit d’un nouvel label qui possède déjà à son actif, un concerto qui sera ouvert du premier janvier au 31 décembre de chaque année dans le but de programmer des artistes en live, a informé Auguste Amoussou. L’objectif fait-il savoir, est d’aller dans les 77 communes du pays et de produire 02 artistes. En partenariat avec Universal music Africa, Black music industry ambitionne de choisir à l’échelle nationale comme à l’international, des artistes afin de leur apporter les connaissances qu’il faut. 50 manageurs ont été sélectionnés et seront formés. Ces derniers choisiront à leur tour, 50 artistes que Black music industry va soutenir et aider en vue de la rédaction de leur plan de carrière à court, moyen et long terme, a confié Auguste Amoussou.

Présent au lancement de Black music industry, Ulrich Adjovi, directeur du FInAB estime qu’au Bénin comme partout ailleurs dans le monde, qu’il y ait plusieurs labels capables d’accompagner les artistes. L »écosystème de la musique au Bénin fait-il savoir, est devenu un écosystème de réseau, et quel que soit le talent de l’artiste, il lui est difficile d’évoluer. L’objectif de Black music industry souligne le directeur du FInAB, est de fédérer les forces afin d’accompagner les artistes musiciens, qu’ils soient nationaux ou étrangers. Le Bénin selon Ulrich Adjovi, doit disposer à peu près 10 labels ; et si chaque label peut contenir trois artistes, le pays aura au moins 30 artistes qui pourront « briller » à l’international, a-t-il fait observer.

F. A. A.

Source : 24 Heures au Bénin

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