Lokossa/Election du maire au sein des élus Up: Le meilleur profil victime d’intrigues politiciennes

Il s’appelle Amavi Gervais Hounkpè Houénou. Tête de liste de l’Union progressiste dans la commune de Lokossa, cet enseignant chercheur, docteur en génie électrique et ancien président de la Commission de passation des marchés publics de la mairie de Lokossa était parti pour être le nouveau maire de Lokossa. Il a le profil du job. Mais vraisemblablement, il ne sera pas le maire. Les leaders Up de Lokossa ont opté pour le second sur la liste, certainement pour des considérations autres que le développement de la ville.

A Lokossa, après la tenue des élections communales et municipales du 17 mai 2020, les résultats proclamés par la Céna attribuent à l’Union progressiste (Up) 06 conseillers contre 05 pour le Bloc républicain. Selon l’article 189  du code électoral, le maire et ses adjoints sont élus par le Conseil communal en son sein, au scrutin uninominal secret et à la majorité absolue. Le candidat aux fonctions de maire ou d’adjoint au maire est présenté par le parti ayant obtenu la majorité absolue des conseillers. Avec 06 conseillers, il revient donc à l’Union progressiste de désigner en son sein le prochain maire de Lokossa.

Mais ce choix ne devrait-il pas tenir compte du profil des candidats, celui de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ?

En mettant en tête de liste l’enseignant chercheur Amavi Gervais Hounkpè Houénou, le parti Up n’avait-il pas déjà donné la ligne à suivre quand viendra le moment de désigner le maire ? Le commun des populations de Lokossa voyait déjà l’homme prendre les destinées de la ville pour le compte de la 4e mandature de la décentralisation. Mais c’est sans compter avec les intrigues politiciennes. Les leaders locaux de l’Union progressiste sont entrés en jeu à coup d’influence et ont fini par imposer leur protégé par le biais d’un simulacre d’élection. Ils ont réuni les 06 conseillers nouvellement élus afin de choisir en leur sein le prochain maire. Mais, en lieu et place d’un vote secret, ils ont exigé un vote à main levée. Les conseillers, déjà sous influence, n’ont pas eu le courage d’exprimer à visage découvert leur préférence. Pris au piège, ils n’ont eu d’autre choix que d’aller dans la direction indiquée par ces aînés. Résultat, l’homme qui a le meilleur profil a été sacrifié au profit d’intérêts partisans. Est-ce cela la volonté du chef de l’Etat ?  Le président Bruno Amoussou est-il informé que derrière le choix du prochain maire de Lokossa se cachent des considérations politiciennes qui, à coup sûr, auront de néfastes conséquences sur le développement de la ville les 6 prochaines années ? Avant l’élection proprement dite, le pire peut être encore évité. Lokossa mérite mieux.

 

M.M

Source : Matin Libre

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