Omar Khyari, Conseiller-Fédération marocaine de football: Pourquoi le Maroc mérite d’accueillir la CAN 2025 ?

En marge de la Coupe du monde des clubs au Maroc, Omar Khyari, Conseiller-Fédération marocaine de football, s’est adressé à la presse. Au menu des échanges, la candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations.

 

Omar Khyari

Bienvenue à tous nos frères, ils sont chez eux ici au Maroc. Si le Maroc est aujourd’hui candidat à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, c’est d’abord parce que c’est le pays qui est déjà prêt et a présenté le dossier de candidature avec six (06) stades déjà homologués. C’est-à-dire que, nous n’aurions pas besoin dans l’absolu de construire de nouvelles infrastructures, nous avons six stades homologués par la CAF, mais aussi par la FIFA, parce que le Maroc a été plusieurs fois candidat à l’organisation de la Coupe du Monde. Les inspecteurs de la CAF étaient venus. Ils notaient les terrains par rapport aux exigences des standards internationaux en termes de pelouses et de sécurité etc. Ce qui est sûr est que le Maroc n’a pas reçu l’organisation de la Coupe d’Afrique depuis 1980 et c’est une éternité pour le peuple marocain. Vous avez peut-être pu regarder la Coupe du Monde de la FIFA au Quatar 2022, et noté cet engouement, cette passion, cette ferveur incroyable du peuple marocain pour le football, et cela ne concerne pas seulement les jeunes hommes, c’est l’ensemble de la population marocaine notamment les femmes, les petites filles ou même les mamans, je pense que ça a pu être très visible pendant la Coupe du Monde.

Quel est le plus du Maroc par rapport aux autres pays compétitifs pour être l’hôte de la CAN 2025 ?

 Je pense que le plus du Maroc c’est d’abord la mobilité. Le Maroc aujourd’hui par sa situation géographique est privilégié, nous espérons que cette Coupe d’Afrique va permettre à la diaspora africaine que je salue, présente en Europe ou ailleurs, de venir au Maroc pour participer à cette grande fête du football, nous espérons faire de cela, la plus grande fête de l’histoire du football de la CAF.

Nous avons aussi d’autres avantages, nous avons aujourd’hui la plus grande capacité hôtelière du continent africain, notamment en raison du fait que la Maroc ait une longue tradition touristique, nous avons une offre en termes de capacité d’hébergement qui est très importante, qui est pour toutes les bourses. Nous avons aussi un avantage en termes de mobilité. Le Maroc aujourd’hui, c’est 15 aéroports internationaux, c’est six ville candidates, toutes connectées par une autoroute à deux ou trois voies minimum. Nous avons également un chemin de fer qui traverse l’ensemble des six villes et qui permet par exemple, avec le TGV, le seul train à grande vitesse, d’Afrique qui s’appelle Al Boraq, de relier Tanger à Casablanca, qui sont distantes de 450km, en moins de 2heures, tout en passant par la capitale du royaume, qui est la ville de Rabat.

Enfin le Maroc a une très grande expérience d’organisation d’évènements internationaux sportifs. Premièrement, nous avons organisé la dernière Coupe d’Afrique féminine des Nations, la dernière League des champions féminine, nous avons également organisé plusieurs séminaires et conférences au Maroc, notamment le séminaire sur les infrastructures, c’était au complexe Mohamed XI de football. Enfin le Maroc, de par cette très belle performance au Mondial Quatar 2022 de football, souhaite très fort, pouvoir organiser une très grande fête de football avec tous nos frères et sœurs africains.

« Le Maroc « Le modèle du foot en Afrique », quels conseils donneriez-vous aux autres pays africains ?

Non à la Fédération marocaine de football, nous n’avons pas de conseil à donner aux autres parce que nous avons créé notre propre modèle de développement du football. En 2018, Sa Majesté le roi Mohamed XI du Maroc (que Dieu l’assiste) avait exposé lors des assises de Skhirat, sa vision pour le sport marocain. Donc nous à notre petit niveau, nous avons tenté d’appliquer cette vision en termes de football, ce qui explique que nous avons des infrastructures, ce qui explique tout le travail de coopération internationale, notamment réalisé par la fédération. Donc nous avons cette vision royale du sport que nous avons appliquée, qui nous permet aujourd’hui d’avoir des infrastructures de bonne qualité. En 2017, Sa Majesté le roi du Maroc Mohamed XI (Dieu l’assiste) avait développé une vision, par rapport à davantage de coopération sud-sud, dans une approche gagnant-gagnant, une plus grande implication du royaume du Maroc sur le continent africain. Nous sommes très actifs dans la coopération internationale, nous avons plus de 45 partenariats dans la nation africaine notamment avec la Fédération malgache de football, nous avons d’ailleurs signé un partenariat il y a trois ans, qui a été renouvelé je crois il y a un an, ce type de partenariat qui porte sur des matches amicaux, l’échange d’expertise, d’expérience qui peut peut-être avoir une influence sur le modèle de football que développe chacun au niveau local, et ça nous permet aussi d’organiser des formations pour les arbitres, parce que nous sommes les premiers pays à porter l’assistance vidéo pour les arbitres. Nous avons aussi développé beaucoup de relations qui sont basées sur la formation des formateurs, c’est très important et nous allons continuer dans cette dynamique. Donc nous n’avons pas de conseil à donner aux autres, nous sommes dans une dynamique de co-développement, de co-construction, et nous espérons continuer ainsi parce qu’à la Fédération marocaine de football, souvent monsieur le Président le répète, nous pensons sincèrement que le succès du football africain ne pourra pas être individuel et ne sera que politique. C’est pour ça que le Maroc va développer plus de coopération internationale avec plusieurs fédérations.

Propos recueillis par Chérif Riwanou

Source : Matin Libre

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