Père Anicet Gnanvi à propos des rites marquant le temps de carême : « L’imposition des Cendres rappelle notre fragilité humaine »

Père Anicet Gnanvi, directeur de communication de la Conférence Épiscopale du Bénin (C.E.B.), dans cet entretien, a apporté un éclaircissement sur des rites qui marquent le temps de carême chez les fidèles catholiques. Le Père parle ici du mardi gras, de l’imposition des Cendres et du chemin de croix.



Le temps de carême s’annonce chez les fidèles catholiques et la première étape, c’est le mardi gras. Comment peut-on comprendre mardi gras notamment en ce qui concerne ses origines et son importance ?

Le ‘’mardi gras » vient d’une pratique religieuse très ancienne. En effet, avant d’entamer la grande période de carême marqué par 40 jours de jeûne et d’abstinence, les chrétiens célébraient le jour qui précédait le mercredi des cendres, à travers un repas ‘’gras », c’est- à-dire un repas festif. Et ce ‘’ jour gras » qui précède le mercredi des cendres, c’est bien évidemment le mardi gras. Cette pratique est restée jusqu’à aujourd’hui.
Le temps de carême démarre par les rites d’imposition des Cendres le mercredi. D’où proviennent les cendres imposées ?


Les cendres utilisées le ‘’mercredi des cendres » proviennent des rameaux bénis pendant le dimanche des rameaux de l’année précédente. Quelques jours avant, il est demandé à tous les fidèles d’apporter ces rameaux qui seront ensuite brûlés pour l’imposition du mercredi.

Quelle est la signification de l’imposition des Cendres ?


“Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras poussière » . Telles sont les paroles prononcées lors de l’imposition des cendres sur le front. Cette pratique nous rappelle, avant tout, notre fragilité humaine. Elle est aussi un signe de pénitence. Dans la Bible, quand l’homme se recouvre de cendres, c’est pour montrer à Dieu qu’il se reconnait pécheur et qu’il implore sa miséricorde et sa grâce. Voilà la démarche qui est attendue du chrétien durant tout ce temps de carême à travers la prière, le jeûne et l’aumône. C’est surtout un temps de conversion.

Le temps de carême est aussi marqué par le chemin de croix les vendredis. Comment peut-on comprendre cela ?


Du latin ‘’Via Crucis », le chemin de croix est un acte de dévotion accompli par les chrétiens pour se souvenir et représenter la passion et la mort de Jésus-Christ sur le chemin du Calvaire. Il est constitué de 14 stations évoquant les moments forts de Jésus sur le chemin de Golgotha. Il se vit tous les vendredis du temps de carême dans la marche pénitentielle, la méditation et la prière. C’est un acte dévotionnel privé ou communautaire pour commémorer la Passion du Christ.

Avez-vous des exhortations à l’endroit des fidèles ?


J’exhorte tous les chrétiens à saisir ce temps de grâce que le Seigneur nous accorde pour un retour sincère à Lui. Que ce temps de carême soit un temps de conversion véritable, un temps de réconciliation, un temps de prière, de jeûne, et d’aumône. Fructueux et sanctifiant carême à tous !

Propos recueillis par Fidégnon HOUEDOHOUN

Source : Fraternité

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