Processus de revalorisation des salaires en 2022 au Bénin : Démarche méthodique pour un PAG plus social

Elle focalise toutes les attentions. Du moins, c’est l’information la plus importante pour les travailleurs béninois en ce début d’année 2022. D’ailleurs, après une année 2021 éprouvante pour le panier de la ménagère, l’augmentation des salaires annoncée par le gouvernement puis réitérée par le chef de l’Etat à l’occasion de sa présentation de vœux au peuple sera, sans aucun doute, un facteur déterminant dans l’atténuation de la crise sociale. Mais avant son effectivité, des violons doivent s’accorder. Ainsi, dans le processus devant conduire à une augmentation responsable des salaires, un comité interministériel a été mis sur pied pour réfléchir à des propositions. Forcément, à ce niveau, entre les arguments et exigences des ministres des finances, celui de la fonction publique, des affaires sociales, du plan et du développement, un terrain d’entente, autrement dit des grilles d’augmentations doivent être trouvées. De toute évidence, au niveau du comité interministériel, la tâche paraît plus simple puisqu’en dernier ressort, il reviendra au chef de l’Etat d’apporter sa touche finale et de décider, à cette étape, de ce qu’il y a à retenir.

Par la suite, il faudra que le comité interministériel soumette aux partenaires sociaux, le fruit du travail effectué pour recueillir leurs avis. Il est vrai qu’en tant que représentants des travailleurs et donc bien outillés pour avoir une idée de ce que pèse réellement le salaire d’un fonctionnaire moyen face aux réalités du marché et au prix des besoins élémentaires, ils en voudront en conséquence. D’ailleurs, ils n’auront pas tort surtout avec la cherté de la vie et l’inadéquation entre le salaire du fonctionnaire moyen et le niveau minimum de mieux-être. Mais, le risque est grand que leurs avis ne pèsent pas lourd dans la balance au point d’impacter fortement la grille d’augmentation des salaires. Car, quoi qu’on dise, le gouvernement devra impérativement tenir compte de la capacité de soutenabilité de la caisse de l’Etat par rapport aux incidences de l’augmentation de salaires. En d’autres termes, le débat se fera avec les partenaires sociaux et à l’issue du processus, le Réalisme des uns et des autres finira par prévaloir. Ce qui est certain et est à souligner, c’est que les représentants des travailleurs ne seront pas snobés par rapport à l’augmentation des salaires. Que leurs voix priment ou pas, ils se feront entendre et c’est capital.

Toutefois, le social ne se limite à une augmentation de salaire. Le gouvernement en place l’a si bien compris qu’il envisage des actions dans d’autres secteurs pour qualitativement impacter le mieux-être des populations. Qu’à cela ne tienne, il serait tout aussi intéressant qu’au fur et à mesure que l’économie se portera mieux, c’est-à-dire que le contribuable aura fait le maximum pour renflouer les caisses de l’Etat, que la prospérité partagée ne soit pas une incantation mais, se traduise effectivement à travers d’autres actions d’envergure. Cela suppose, des réductions de taxes, des tarifs de consommation de l’énergie, de l’eau etc. Certes, la construction du Bénin nécessite de grands sacrifices de tous. Il n’empêche que c’est un idéal à atteindre. Peut-être prendra-t-il encore plus de temps. Pourvu que la marche vers le social pour l’atténuation de la misère du travailleur ne s’arrête pas en si bon chemin.

Source : Fraternité

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