Projet de loi de finances: Les priorités du budget 2020 pour renforcer l’économie

Le projet de loi de finances 2020 prévoit le renforcement de l’économie.Les priorités de gouvernance y déclinées tournent autour de la maîtrise des dépenses ordinaires, la stabilisation du fonctionnement général de l’Etat et la poursuite de la consolidation des crédits d’investissement et de l’activité économique.

Equilibrées en crédits de paiement à la somme de 1986,910 milliards de francs Cfa, les ressources et les charges de la loi de finances pour la gestion 2020 connaissent une hausse de 109,367 milliards F Cfa représentant un taux de 5,8% par rapport à l’année 2019. Adopté en Conseil des ministres, mercredi 25 septembre dernier, le projet de budget de l’Etat qui sera en examen à l’Assemblée nationale dans quelques semaines,postule un taux de croissance de 7,6 %dans un environnement d’inflation maîtrisée.

Sa mise en œuvre devrait permettre au Bénin de consolider sa position sur le chantier de croissance économique et de stabilisation du cadre macroéconomique. Le projet de budget 2020 consacre la réduction du nombre d’impôts contenus dans le système fiscal; ce qui se traduit, entre autres, par le regroupement de l’ensemble des impôts fonciers en une seule taxe, la suppression de certains prélèvements pour assurer la compétitivité des produits locaux. Toutefois, l’élargissement de l’assiette fiscale est toujours de mise à travers la formalisation des entreprises du secteur informel, l’appréhension de nouvelles niches d’impôts, la poursuite de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, la poursuite de la dématérialisation des procédures, la rationalisation des crédits de fonctionnement des services publics. Ainsi, la prévision des dépenses liées à la consommation en eau, en énergie électrique et en télécommunications, est affinée pour garantir un paiement régulier aux opérateurs. Il en est de même pour les prestations, les achats de fournitures et autres consommables ainsi que la location de véhicules acquis par l’Administration en mode leasing. Ainsi, le maintien des véhicules en cours d’utilisation et les demandes de mise à disposition de nouveaux véhicules sont conditionnés par la capacité du service demandeur à prendre en charge, sur son budget, le paiement régulier des loyers.

Des secteurs clés

La politique budgétaire adoptée par le gouvernement préconise la consolidation des crédits d’investissement et de l’activité économique, en vue de stabiliser le fonctionnement général de l’Etat d’une part, et de renforcer le financement des dépenses en capital et des programmes sociaux pour la poursuite de l’exécution des projets phares et prioritaires. Comme en 2019, les priorités de gouvernance tourneront autour des secteurs prépondérants : Agriculture, Infrastructures productives, Economie numérique, Education, Santé, Protection sociale, Sécurité, Eau, Energie, Tourisme. Des domaines privilégiés dans le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) et qui cumulent 68,7 % du volume des crédits alloués aux dépenses en capital dans la loi de finances. Seuls les projets phares en cours de mise en œuvre sont prioritairement éligibles au Programme d’investissement public (Pip 2020-2022). Les principes de l’antériorité et de la maturité des projets seront de mise dans l’affectation des crédits.

Quelques chiffres significatifs

Selon la direction générale du Budget, les recettes budgétaires pour 2020 sont projetées à hauteur de 1333 milliards F Cfa contre 1211,902 milliards en 2019, soit une augmentation de 121,098 milliards F Cfa correspondant à un taux de 10 %. Quant aux dépenses budgétaires de l’Etat, elles s’élèveraient à 2656 milliards F Cfa (autorisation d’engagement) et à 1486,9 milliards (crédits de paiement).

Les ressources de trésorerie sont évaluées pour l’année 2020 au montant de 653,910 milliards F Cfa et les charges de trésorerie (remboursements des emprunts programmés et autres dépenses gérées en trésorerie) à 500,010 milliards F Cfa.

Les prévisions budgétaires pour 2020 dégagent un solde prévisionnel budgétaire (dons y compris) de l’ordre de 153,9 milliards F Cfa, soit 1,8 % du Produit intérieur brut (Pib), en amélioration de 0,4% par rapport au niveau attendu à fin décembre 2019 (2,2 %).

En termes de moyens humains alloués aux politiques publiques, le temps horaire de travail (8 heures de travail par jour pour chaque agent de l’Etat, y compris ceux devant prendre service l’année prochaine), est estimé à 105 523 heures pour 2020 contre 103 522 pour 2019. C. U. P.

Au quotidien

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