Tours préliminaires des compétitions de la CAF  : Ce que pensent des sportifs des deux clubs béninois éliminés

Esae fc ( Loto – popo fc) et les Buffles du Borgou sont les deux représentants béninois qui ont pris part à l’édition 2021 des compétitions de la Confédération Africaine de Football (CAF) pour le compte de la saison sportive 2020-2021. A l’issue des différentes rencontres disputées lors du tour préliminaires, les deux clubs béninois se retrouvent éliminés de la compétition avec diverses fortunes. Si les Buffles du Borgou ont pu arraché un point sur l’ensemble des deux rencontre, ce n’est pas le cas de l’équipe d’Esae fc ( Loto- popo fc) qui s’est vue battu sur l’ensemble des deux matchs. Que pensent les acteurs sportifs de cette élimination des deux représentants béninois lors de cette compétition , élément de réponse à travers cet interview ….

“Tel on fait son lit, tel on se couche. Les clubs béninois sont à leur vraie place.Quand l’impréparation, l’improvisation et le copinage épousent le manque d’ambition, c’est le résultat final. En effet, les dirigeants de nos clubs n’ont aucune ambition(s) , ils veulent juste paraître et c’est tout. Je puis vous dire que nous avons bien les moyens pour aller loin dans cette campagne continentale mais nos dirigeants ne sont pas encore totalement prêts. Nous avons une grande pente à remonter et pour y arriver, il va falloir mettre un point d’honneur sur la qualité, les joueurs qu’il faut pour le job et non des “joueurs racoleurs”. Nos clubs , veulent de la qualité mais ne sont pas prêts à sortir le cash, bien dommage. Pour corriger le tir, il faut d’abord que le championnat soit vraiment compétitif car malheureusement les clubs qui nous représentent sont maîtres du championnat mais hyper nuls sur le plan continental. Le niveau du championnat doit être relevé et les joueurs de poigne doivent être repérés. Ne perdons pas de vue que les encadrements techniques doivent aussi être qualifiés si non tous les efforts des dirigeants seraient vains. ESAE FC et BUFFLES FC doivent aller recruter des joueurs de métiers et maintenir le cap dans le championnat. Avec le temps, nous pourrions espérer. Les dirigeants de la FBF ont aussi un grand rôle,celui d’instaurer la concurrence et cela passe sans nul doute par l’attention accordée aux équipes championnes de la saison”. Gilles BIGUEZOTON, journaliste et chroniqueur sportif

“Il convient de reconnaître que les deux représentants du Bénin en compétitions africaines n’ont pas fait piètre figure sur l’ensemble de leurs prestations, c’est déjà un atout. Cependant, je tiens à souligner que nous pouvions faire que ça, surtout les Buffles du Borgou qui ont pratiqué un football plaisant aussi bien à l’aller qu’au retour. L’autre constat est que nous manquons toujours de vrais attaquants de pointes buteurs au sein de nos clubs et cela se ressent depuis des années. Il importe donc que les entraîneurs étoffent leur effectif en disposant dans chaque compartiment de jeu de quelques joueurs, béninois ou étrangers, expérimentés et habitués aux compétitions continentales. Ceci ajouté à une bonne préparation à travers des matches amicaux leur permettrait de bien rivaliser avec les clubs africains. Je ne finirai pas sans évoquer l’obligation pour notre pays d’investir dans le football à la base afin de révéler et former beaucoup de talents qui seront plus tard enroulés dans les différents clubs ici au pays et à l’étranger”. Hubert Dossou – Yovo, Ingénieur Agronome et Passionné de football.

“L’ élimination des clubs béninois dans les tours préliminaires des compétitions de la CAF me semble être l’ordre normal des choses. Nous venons de démarrer les réformes dans notre football. Les résultats ne peuvent pas être immédiats. Les autres, pour ce que nous voyons et entendons ont compris certaines choses depuis bien avant nous. Nous avons naviguer à vue pendant longtemps. A part les années de gloire des Dragons, depuis 2010, les clubs béninois tentent des aventures internationales. Les résultats ne suivent pas pas mais nous avons tardé à comprendre. Aussi, nous n’avons pas tiré leçons de nos multiples échecs. Le football ne se joue pas dans les désirs. C’est le fruit d’une volonté, d’un engagement et d’un sérieux. Mais nous, nous sommes tout le temps contents d’être en apprentissage chaque année. Mais je pense que ça commence à venir avec l’implication du gouvernement. Il va falloir maintenir la dynamique actuelle. Un Championnat régulier et sérieux attire sûrement des joueurs de qualité comme les bons de chez nous s’envolent vers les championnats plus organisés. Nous sommes éliminés mais il faut qu’on reconnaisse que nous sommes là où nous devons être. L’exemple de la Tanzanie doit faire école chez nous. Ils ont donné une place de choix à leur championnat. Résultats, leur équipe nationale a surpris plus d’un lors des deux premières journées des éliminatoires de la zone Afrique du mondial Qatar 2022 et leurs clubs sont de plus en plus redoutables. Je veux citer en exemple: AZAM FC, SIMBA SC. Donnons nous du temps en réorganisant notre championnat, en nous réorganisant à l’interne. Les pays qui le font, progressent. Nous avons fait une première expérience avec une réforme visant l’implication des sociétés. Continuons. Nous allons y arriver. On doit arrêter de toujours tout recommencer et garder une dynamique, surtout celle en cours. Nous devons savoir que le sport est aussi un outil de développement mieux même que certaines activités. Structurons nous. Allons y doucement et méthodiquement. Tomber n’est pas un crime. C’est refuser de se lever qui est criminel”.Prosper VONDJEHOUNKO, journaliste reporter sportif à la Radio Capp fm.

Réalisation : Flavien Atchadé

Source : Le Journal de NOTRE EPOQUE

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