Un Centre de recherches au Maroc sur les enfants soldats

Le Maroc a inauguré à Dakhla, ce jeudi 31 mars 2022, le Centre International de Recherches pour la Prévention des Enfants Soldats. Son objectif est de contribuer à la lutte contre le recrutement des enfants-soldats, à travers la diffusion des recherches qui seront réalisées par le Centre et leur distribution à large échelle.



La problématique de la prévention des enfants soldats dans les conflits à travers le monde se pose avec acuité notamment avec l’embrigadement des enfants par le “Polisario” dans les camps deTindouf. Cela alimente l’instabilité en Afrique du Nord et dans le Sahel, a expliqué, ce jeudi, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, lors de l’inauguration du Centre International de Recherches pour la Prévention des Enfants Soldats à Dakhla. Le Centre aura, entre autres, pour mission de fournir des données précises, qualitatives et quantitatives sur la prévention des enfants.

Le Maroc entend à travers ce Centre International, apporter sa contribution au débat sur la prévention des enfants par la formulation de propositions concrètes à la faveur du continuum sécurité-développement et la coordination des efforts de la communauté internationale, selon une approche plurielle, à la fois globale et locale, académique et politique, théorique et pratique, alliant lutte et prévention, selon le ministre Nasser Bourita.

Le ministre précise que le Maroc est un acteur majeur du maintien et de la consolidation de la paix.

Le Royaume chérifien participe depuis 1960 aux missions de maintien de la paix, sur tous les continents, d’autant plus qu’il est classé parmi les 11 premiers pays contributeurs en casques bleus dans le monde, avec 1702 casques bleus déployés en Afrique (MINUSCA, MONUSCO et UNMISS).

« La problématique des enfants soldats n’est ni marginale, ni circonstanciée et contrairement aux idées reçues, ce phénomène n’est pas exclusif à l’Afrique”, a-t-il ajouté, notant que les enfants prennent part à 75% des conflits en cours dans le monde, plus de 460 millions d’enfants vivent dans une zone de conflit dans le monde. (…) Au cours des 25 dernières années, 170.000 enfants ont été libérés de groupes armés. Il n’en demeure pas moins que seul un nombre limité d’anciens enfants-soldats ont été recensés, dans un nombre limité de pays examinés », a expliqué M. Nasser Bourita. Le ministre des Affaires étrangères a précisé que plusieurs instruments internationaux sur la protection des enfants ont été ratifiés par le Maroc.

Ce Centre focalisera ses missions autour des études, des recherches et des consultations portant sur la prévention et l’exploitation des enfants dans les zones de conflit, a indiqué le président directeur général dudit Centre, Abdelkader Filali.

Ce professeur à l’Université d’Ottawa (Canada) a précisé que ce centre sera doté de mécanismes de plaidoyer international auprès des organisations des Nations unies dans différents forums, et ce, en collaboration avec la société civile dans le monde et les instances civiles œuvrant dans ce domaine.

Pour faire face à la vulnérabilité des enfants exploités et utilisés dans les conflits armés, le Centre s’associe aux agences des Nations unies, aux organisations internationales et régionales, aux réseaux internationaux et à la société civile pour développer un programme commun de recherches.

Grâce aux recherches académiques, aux partenariats et aux collaborations, le Centre développe et déploie des stratégies pour faire face à toutes les formes d’embrigadement des enfants et se lance dans une évaluation et un recensement d’enfants-soldats non référencés, tout en proposant des solutions innovantes pour lutter contre leur exploitation dans les conflits armés.



Le Centre se focalisera également sur des recherches portant sur le continent africain, dans le but de diffuser les données à large échelle.

Le Centre international de recherches sur la prévention des enfants soldats a été inauguré par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger et le président directeur général dudit Centre, en présence du Wali de la région de Dakhla-Oued Eddahab, gouverneur de la province d’Oued Eddahab, Lamine Benomar, de l’ambassadeur, directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), Mohamed Methqal et des élus, ainsi que des consuls et consuls généraux à Dakhla et autres représentants de plusieurs pays africains.

M. M.

Source : 24 Heures au Bénin

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