Dans l’univers des web influenceurs au Bénin: Deux jeunes comédiens pétris de talent pointent à l’horizon

(Un peu d’accompagnement et ils seront comptés parmi les stars)

Sur les réseaux sociaux, notamment tik tok, ils se font appeler ‘’Gros’’ et ‘’Métis’’. Ce sont en effet deux jeunes créateurs de contenus sur la toile dont les talents ne sont plus à énumérer.  Deux jeunes étudiants qui ont choisi très tôt la voix de la comédie. Et à travers leurs différents sketchs qu’ils livrent à chaud sur les plateformes à grande audience à savoir Tik tok, facebook, télégramme et autres, ils ont conquis le cœur de millier d’internautes qui s’accrochent quotidiennement à la qualité des numéros qu’ils offrent. « Ces jeunes, Gros et Métis sont pétris de talents. Je les ai rencontrés le jeudi passé à l’Université de Parakou. Il y a tellement des avantages à tirer d’eux. Ils sont, à leur jeune âge, très professionnels, bien structurés et ont une côte de popularité terrible qui pourrait aider à sensibiliser tout au moins la masse pour aider certaines institutions à atteindre leurs objectifs ou être des égéries pour des marques, des produits par exemple. Les « vous êtes bons, vous êtes forts, si ce n’est pas le Bénin, vous serez millionnaires et autres là », ne construisent pas une carrière dont une nation peut s’enorgueillir. Malheureusement, nous sommes dans un pays où, pour la majorité, l’artiste n’est qu’un paresseux mendiant, qui n’a de valeur que six pieds sous terre. Willy Dumbo, Djimon Hounsou ont commencé comme eux. Ça n’a pas été facile. Mais avec beaucoup de travail et de moyens, ils sont au sommet de leur art aujourd’hui et font honneur à leur pays d’origine ainsi que celui d’accueil.  Je sais qu’il y a encore des gens qui ont les moyens dans ce pays qui savent ce que l’art peut apporter au développement d’une nation » laisse entendre Herman Quenum, alias Foo Logozo l’un des membres influents du mythique groupe de Rap Ardiess Possy. Une manière pour lui de retenir l’attention des décideurs sur ces talents embryonnaires qui se meurent dans les ronces faute de moyen et d’accompagnement.

 

Teddy GANDIGBE

Source : Matin Libre

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