La baguette du pain à150 FCFA chez les revendeurs

Le pain est désormais cédé aux revendeurs à la boulangerie à 112 FCFA depuis ce lundi 20 février 2023. Cette réforme qui s’inscrit dans une réorganisation de la commercialisation du pain impacte le consommateur final.

La baguette du pain n’est plus cédée à 90 F aux revendeurs. A l’issue du Conseil national de l’Association nationale des promoteurs et exploitants de boulangerie et pâtisserie du Bénin (ANAPEB) le samedi 11 février dernier, il a été décidé d’appliquer le prix plafond contenu dans l’arrêté ministériel en date du septembre 2008 qui est de 112 FCFA. Et, ce à partir du lundi 20 février 2023. A ce prix, les revendeurs qui gagnaient entre 20 Fcfa et 25 Fcfa se retrouvent à 13 FCFA de bénéfice. « L’application de ce prix va nous donner un peu de souffle et nous permettre de payer nos fournisseurs. (…) Par ailleurs, la réforme va induire la disparition de l’un des intermédiaires (celui qui livre aux bonnes dames). Nous nous sommes dit que nous n’allons pas trop nous occuper de ce que l’intermédiaire va gagner. Donc jusque-là, il n’y a pas encore d’augmentation du prix du pain. L’intermédiaire (la bonne dame) qui viendra à la boulangerie sera livré à 112 FCFA, quitte à elle d’aller revendre au consommateur à 125 FCFA », a déclaré Anselme Aguêmon, président de l’Anapeb lors d’une interview accordée à ‘’Le Matinal ». Il a affirmé que la mesure ne doit aucunement impacter le consommateur final. Mais, chez certains revendeurs depuis, lundi 20 février, le pain est vendu à 150 FCFA au lieu de 125 FCFA.

Selon Anselme Aguêmon, un plaidoyer a été fait l’endroit des décideurs afin que l’arrêté de 2008 soit révisé puisque le coût des produits n’est plus le même. « Nous espérons que quelque chose sera retenue d’ici peu en Conseil des ministres relativement au prix du pain. Par ailleurs, nous travaillons également au sein du comité afin que la qualité du pain change également. Tout cela sera entériné par le nouvel arrêté qui sera pris », a-t-il déclaré. En attendant, soutient le président de l’Anapeb, il faudra comprendre que nous sommes dans une dynamique sociale. « En dépit des difficultés auxquelles nous faisons face, nous n’avons pas souhaité fermer nos unités au risque de priver le peuple de la consommation de ce produit de grande consommation. C’est juste une solution palliative », a-t-il ajouté.

Akpédjé Ayosso

Source : 24 Heures au Bénin

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