Les vaccins font progresser la lutte contre le paludisme

Les pays et leurs partenaires internationaux qui luttent contre le paludisme en Afrique ont un nouvel outil à leur disposition : un vaccin qui sauve des vies. Ils s’emploient donc à le déployer à plus grande échelle.

Propagé par les moustiques, le paludisme infecte plus de 200 millions de personnes par an et en tue des centaines de milliers chaque année, principalement des enfants de moins de 5 ans. Si les mesures préventives telles que l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont permis de réduire le nombre de cas de cette maladie, les vaccins ont désormais un impact supplémentaire.

Le vaccin antipaludique RTS,S/AS01 (RTS,S), également appelé Mosquirix, a été mis au point par la société pharmaceutique GlaxoSmithKline, basée au Royaume-Uni, avec le soutien de chercheurs, américains notamment.

« Le RTS-S sauve des vies », a déclaré le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, le 30 janvier. « Au Ghana, au Kenya et au Malawi, où plus de 1,2 million d’enfants ont reçu le vaccin, nous constatons une diminution substantielle des hospitalisations pour paludisme grave et une baisse de plus de 10 % des décès d’enfants », a-t-il ajouté.

Davantage de pays africains disposent du vaccin

Plus de 4,5 millions de doses sûres et efficaces* de RTS,S ont déjà été fournies dans le cadre d’un programme pilote au Ghana, au Kenya et au Malawi. Au moins 28 autres pays africains vont déployer le vaccin cette année, conformément à la recommandation de l’OMS, en octobre 2021, d’en généraliser l’utilisation en Afrique subsaharienne et dans d’autres régions à forte transmission du paludisme.

Cette année, le thème choisi par l’OMS pour marquer la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril, reflète les espoirs suscités par le vaccin : « Il est temps de parvenir à zéro cas de paludisme : investir, innover, mettre en œuvre ».

La Semaine mondiale de la vaccination, qui se déroule du 24 au 30 avril, rend hommage aux efforts déployés par les partenaires internationaux pour protéger les populations du monde entier contre les maladies évitables. Selon l’OMS, la forte demande de RTS,S en Afrique pourrait bien faire affluer les familles vers les dispensaires, ce qui permettrait de vacciner davantage d’enfants contre d’autres maladies et de leur prodiguer des soins de base.


Les États-Unis investissement dans l’élargissement de l’accès et l’innovation

Parallèlement, des organisations de santé qui reçoivent des fonds des États-Unis, telles que Gavi, l’Alliance du vaccin, s’emploient à élargir l’accès au RTS,S. Fin 2021, Gavi a alloué à cet effet une enveloppe initiale de 155,7 millions de dollars et a ouvert un premier guichet pour les demandes d’aide au déploiement du vaccin antipaludique. Les pays ont jusqu’à la fin janvier 2023 pour solliciter des fonds à ce titre.

« La mise au point du vaccin contre le paludisme a été longue et difficile », a reconnu le docteur Seth Berkley, directeur exécutif de Gavi, en juillet 2022. « Ce nouvel outil, qui vient s’ajouter aux interventions existantes, va nous permettre de sauver encore plus de vies dans les pays les plus durement touchés par cette maladie meurtrière. »

De leur côté, des innovateurs américains travaillent eux aussi à la mise au point de nouveaux vaccins contre le paludisme. Le vaccin Plasmodium falciparum sporozoïte (PfSPZ) de la société de biotechnologie Sanaria Inc., basée dans le Maryland, s’est avéré efficace à 46 % pour prévenir le paludisme chez les adultes à l’issue d’un suivi de 18 mois, démontre une étude récente de la faculté de médecine de l’Université du Maryland.

Selon les Instituts nationaux de la santé des États-Unis (NIH), le PfSPZ s’est avéré sûr dans 21 essais terminés ou en cours aux États-Unis, dans l’Union européenne et en Afrique.

Source : https://share.america.gov/fr/les-vaccins-font-progresser-la-lutte-contre-le-paludisme/?utm_source=cision&utm_medium=referral

Source : 24 Heures au Bénin

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