Partage d’expériences à ‘‘l’Atelier Sœur Henriette » : Un instant de bonheur avec les enfants

‘’L’Atelier Sœur Henriette » a accueilli dans la matinée du mardi dernier, des enfants en début de vacances. Occasion pour Sœur Henriette Goussikindey, artiste plasticienne professionnelle, de partager un moment de convivialité avec ses visiteurs.


Un décor qui force l’admiration. Une vingtaine d’œuvres d’art, de différentes dimensions et couleurs, exposées de part et d’autre. Bienvenue à ‘‘l’Atelier Sœur Henriette » où ce mardi matin, dans sa robe blanche de religieuse, protégée par un tablier noir aux poches rouges, l’artiste s’empresse, avec sourire, d’accueillir ses visiteurs dès leur arrivée. A L’atelier, sur la table sur laquelle elle réalise ses œuvres, sont disposés une toile blanche, une dizaine de boites de peinture de différentes couleurs, des pinceaux et d’autres instruments de travail. « C’est la peinture acrylique, peinture qui se sèche plus vite. Avec cela, j’essaye de travailler en technique aquarelle… », affirme l’artiste pour planter le décor.

« J’aime l’art et ses expressions »
Pour justifier sa joie de peindre, Sœur Henriette laisse entendre : « J’aime l’art et ses expressions car librement, vous êtes quelque part le créateur de ce que vous réalisez. Vous y mettez une partie de vous. Je m’oriente comme bon me semble et ça fait plaisir ». Cette joie et ce plaisir font qu’elle n’éprouve aucune difficulté à ramener avec tendresse un enfant qui faisait des va-et-vient dans l’atelier ou à accompagner un autre qui voulait aller se mettre à l’aise avant de les réunir tous autour de la peinture. « Tu fais doucement pour ne pas salir ton habit. Je te sers, tu prends le pinceau et tu fais des jeux sur le tableau comme tu veux. N’aies pas peur. Travaille tranquillement », peut-on entendre de la part de la religieuse artiste. Son appréciation de ce qu’ils font ne se fait pas attendre. « Comme il n’est pas un professionnel, il n’a pas pensé à créer la lumière dans sa peinture. J’ai marqué la différence en la créant dans ce que je réalise. C’est ce qui fait la différence entre le professionnel et celui qui ne l’est pas », fit-elle observer. Sœur Henriette fait également savoir qu’elle peut aussi peindre sur d’autres supports comme le mur, du bois, la toile qui n’est pas fixée et autres.

« On doit pouvoir les laisser s’exprimer »

Par ailleurs, elle a dit accompagner les apprenants et ne leur apprend pas à être artiste. « Ce qu’ils ont en eux comme prédisposition, je ne le sais pas. Si je me mets à dire ce qu’ils doivent faire, ce n’est plus eux qui travaillent mais c’est moi. Quand on est avec les autres, on doit pouvoir les laisser s’exprimer. C’est cela qui crée la différence et l’enrichissement d’une formation artistique. J’ai l’habitude de dire que je ne suis pas là pour fabriquer des petites  »Henriette » mais pour les accompagner », signale-t-elle. Il est à noter que les thèmes favoris de l’artiste sont l’harmonie, le vivre-ensemble, la communion et l’unité. « A travers plusieurs thèmes, j’aime aborder l’unité et la convivialité. Je me suis rendue compte que le fait d’être entourée et aimée fait du bien. C’est pour cela que je n’aime pas peindre la solitude », relate-t-elle. Très satisfaits de leur visite à ‘‘l’Atelier Sœur Henriette », les enfants n’ont même pas voulu repartir de si tôt mais le temps faisait défaut. N’empêche, ils ont partagé un moment de bonheur en compagnie de Sœur Henriette. Avant de les laisser rejoindre les leurs, elle a promis que, dès que c’est possible, elle ne leur marchandera pas son soutien et sa tendresse.

Fidégnon HOUEDOHOUN

Source : Fraternité

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