Assemblée nationale 9ème législature : Contrôle du perchoir, des spéculations avant l’heure

Dimanche prochain, les députés de la 9ème législature seront installés. Avec un peu de chance, ce même jour, ils éliront leur président et les autres membres du bureau. Mais avant, les potentiels candidats au perchoir redoublent de stratégie pour attirer l’attention du chef de la majorité présidentielle. Car, c’est un secret de Polichinelle qu’en ce qui concerne le choix du successeur de Louis Vlavonou, le dernier mot reviendra au président Patrice Talon. Si dans le starting-block de la course au perchoir, plusieurs personnalités de l’Union progressiste le renouveau (Upr) notamment Joseph Djogbénou, Victor Topanou, Gérard Gbénonci ou Louis Vlavonou sont annoncés, rien ne dit que la surprise du chef ne peut pas ressembler à un membre du Bloc républicain (Br).

D’ailleurs, en dehors du vice-président du bureau sortant, Robert Gbian, le parti porté par le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané regorge d’éminents cadres qui légitimement peuvent assumer cette haute fonction. C’est dire donc qu’avec le président Talon, la logique qui voudrait que l’Upr sortie vainqueur du scrutin du 8 janvier dernier décroche automatiquement le perchoir peut ne pas être respectée. Ce qui est certain, dans la perspective de la présidentielle de 2026, l’actuel locataire de la Marina n’hésitera pas à s’appuyer sur des paramètres politiques et techniques pour donner la conduite à tenir le dimanche prochain si, entre-temps, le bureau d’âge arrivait à procéder à l’élection du bureau de la 9ème législature.

L’autre éventualité qui, ces derniers jours, circule et ne manque pas de pertinence, c’est le choix d’une femme pour conduire ce parlement de transition qui ne durera que trois ans. Avec un chef de l’Etat qui a clairement montré par des actes qu’il est pour la discrimination positive, la promotion d’une énième femme à une aussi haute fonction ne fera que confirmer un choix politique. Pour rappel, aucune femme n’a, jusqu’ici, occupé ce poste. Il est vrai que l’actuelle vice-présidente de la République a eu le mérite d’avoir été désignée à la 1ère vice-présidence de l’Assemblée nationale et que son passage à ce poste a laissé plus d’un sur sa faim. Mais, que ce soit dans les rangs de l’Upr ou du Br, des femmes capables de faire le job existent. Il suffit juste que Patrice Talon leur fasse confiance. En définitive, le dimanche 12 février prochain, pour la composition du bureau appelé à conduire la 9ème législature, il n’y a de mystère que le visage du successeur de Louis Vlavonou. Et puisque, c’est le président Patrice Talon qui aura le dernier mot, il ne reste aux potentiels candidats qu’à croiser les doigts. De toute façon, au vu des derniers développements de l’actualité politique, la seule certitude c’est que dans la quête du perchoir, ‘‘Les Démocrates » sont hors-jeu. Enfin, entre l’Upr et le Br, Talon avisera.

Source : Fraternité

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