Cotonou, quartier Zongo à quelques minutes de vol d’oiseau du Port autonome de Cotonou (PAC). Une nouvelle journée caniculaire tire sa révérence dans le poumon économique du Bénin qu’est la ville de Cotonou en plein coeur de ce mois de mai. Avec une fraîche bonhomie, Marc Houessou, nous accueille dans des locaux qu’il nous fait visiter avec hardiesse. Quelques minutes plus tard, nous sommes attablés dans la salle qui fait office de salle de conférence de la structure qu’il ne tardera pas à nous faire connaître. Mais qui se cache derrière ce quadragénaire baraqué et de taille moyenne ?

 

Le 18 décembre 2001 à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam, ex Ena) du Bénin, Marc Houessou fait sa soutenance à l’issue de trois années d’études supérieures en Sciences et techniques de l’information documentaire (Stid) option documentation. Mais souligne t-il, <<j’en avais marre du pays et je n’avais qu’un seul vœu celui de le quitter>>. Son ras-le-bol était lié au fait que bien avant de faire sa soutenance, il ne voyait aucune insertion professionnelle se profiler à l’horizon. Moins d’un an plus tard, en septembre 2002, son vœu est exaucé. En effet, raconte t-il <<j’ai obtenu une bourse pour poursuivre à Montréal mes études en muséologie. J’étais en cours de formation lorsque l’opportunité d’aller à Toronto pour travailler au sein du département francophone de Radio-Canada s’est présentée. Le poste d’analyste de l’information venait d’y être créé et mon profil y correspondait parfaitement >>. Mais, precise-t-il, <<mes premières années à Montréal n’ont pas été de tout repos, car j’ai présidé l’Association des étudiants béninois de Montréal. Et c’est par ce biais que, par des concours de circonstances, j’ai été sollicité par plusieurs compatriotes qui avaient des acquisitions à faire dans l’immobilier au Bénin>>.

 Après quasiment 04 années à Montréal, il entre officiellement à radio Canada le 19 février 2006 dans la ville de Toronto. Durant les six années qui suivront, il s’occupera de la mise en place d’un système d’information spécifiquement francophone. Mais, même à Toronto, les opportunités immobilières de Montréal se rappellent toujours à ses bons souvenirs.

A cheval entre radio Canada et l’immobilier

Au fil des années, il se découvre une passion pour l’immobilier. “La documentation était mon premier amour, mais l’immobilier est devenu ma passion au fur et à mesure” declare-t-il. Il conciliait les deux et était donc toujours officiellement analyste de l’information dans la section francophone de radio Canada. C’est lorsqu’il est reparti en 2012 à Montréal mais toujours pour le compte de radio-Canada, qu’il débute sa professionnalisation dans le courtage immobilier. Au Canada, il y a le courtage immobilier résidentiel qui concerne uniquement les résidences et le courtage immobilier commercial qui concerne les bureaux et les immeubles ayant plus de cinq appartements. “C’est ainsi que j’ai découvert RE/MAX International” ajouta t-il. “Compte tenu des retours positifs que plusieurs compatriotes béninois ont eu après, j’ai eu à les aider pour diverses locations ou acquisitions immolières au Bénin. J’ai décidé de créer en 2016 un groupe sur l’application WhatsApp dénommé Diaspora 229 Immobilier” nous confie t-il. Le succès est immédiat car il a dû créer trois autres groupes de ce type sur la même application. En effet, jusqu’à un passé recent, ces groupes ne pouvaient enregistrer que 256 membres. Ces différents groupes étaient des canaux par lesquels des béninois sur le territoire national publiaient des opportunités immobilières pour des locations ou des ventes de parcelles, mais dans des groupes WhatsApp où il y avait en majorité des béninois de la diaspora. “Comme en 2001 après ma soutenance où j’avais le vœu de quitter le Bénin, celui que j’avais de plus en plus était de quitter radio Canada pour me consacrer pleinement au courtage immobilier” confie t-il. “C’est ainsi que j’ai officiellement quitté, le 03 octobre 2022, mon poste d’analyste de l’information. C’était le bon moment pour que je vienne poser les jalons de l’expertise de RE/MAX International au Bénin. Je me suis donc évertué à y installer une franchise dénommée RE/MAX-Bénin dont nous nous trouvons ici dans les locaux. Cette installation va de pair avec le prochain lancement des cours du collège de l’immobilier qui partage les mêmes locaux que ceux de RE/MAX-BÉNIN car les deux initiatives sont à mon actif.>> Il faut préciser que RE/MAX International est présent dans 117 pays avec plus de 140 000 agents sur le terrain, plus de 9800 agences et que cette firme spécialisée dans l’immobilier existe depuis 1973.

Bernado Mariano Houenoussi

Source : Matin Libre

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